Le résultat est à découvrir sur Durable.com. Profitez-en pour admirer la nouvelle version de notre site.
Affichage des articles dont le libellé est Rencontre. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Rencontre. Afficher tous les articles
mardi 8 février 2011
Climat : la voix des paysans
Après une semaine de découverte du Mexique en compagnie de Diana, je me suis mise au boulot ! Parmi les reportages prévus, la couverture de la conférence sur le climat de Cancún. J'ai passé presque deux semaines en immersion avec des paysans mexicains, membres du syndicat UNORCA (proche du mouvement zapatiste) et de l'ONG internationale la Via Campesina. Une expérience fascinante et humaine, en contraste total avec le luxe du Moon Palace où se déroulaient les négociations officielles.
Le résultat est à découvrir sur Durable.com. Profitez-en pour admirer la nouvelle version de notre site.
Le résultat est à découvrir sur Durable.com. Profitez-en pour admirer la nouvelle version de notre site.
mardi 3 février 2009
French Quarter, de nuit
Sur la lancée d’une magnifique journée passée dans le Vieux Carré, je m’apprête à découvrir la fameuse vie nocturne de la rue Bourbon. Resto et bars repérés sur Internet. Je suis d’humeur joyeuse et décide de m’y rendre à pied. Le soleil entame tout juste sa descente. Je m’élance donc sur Canal Street pour quarante minutes de marche en direction du jazz néo-orléanais. L’excitation est à son comble. Le trajet est simple : tout droit jusqu’au croisement avec la rue Bourbon.
Après dix minutes de marche, je passe une station essence. Des jeunes en demi-cercle autour d’un coffre de voiture se balancent de gauche à droite. Boîte à rythme à fond, ils rappent, improvisent, gesticulent. On se croirait dans 8 miles*. Quelques minutes plus tard, de l’autre côté de la rue, une voiture de police se met à couiner pour arrêter le véhicule qu’elle suivait. La nuit tombe de plus en plus. Immobilisés au bord du trottoir, les conducteurs s’observent depuis l’intérieur de leurs habitacles. Le policier ouvre enfin sa porte et se dirige lentement vers l’interpelé, la main sur le côté parée à réagir. L’autre conducteur, un jeune noir, a les deux mains sur le volant et obéit aux ordres. Il sort de sa voiture, se retourne, pose les mains sur le toit, écarte les jambes. Fouille au corps et menottes indispensables le temps de la vérification des papiers. Comme dans les films. Le manège semble durer une éternité. Finalement, le blanc policier n’a rien à lui reprocher. Le jeune file sans broncher. Putain.
La musique n’est plus qu’à quelques blocks. Il fait totalement nuit. Bourbon street, enfin. Je passe les bars et restaurants les uns après les autres jusqu’à trouver celui que j’ai repéré. Devant les établissements encore vides, des chasseurs criards qui tentent de m’amadouer. Apparemment le dimanche soir, c’est three for one. Mes oreilles me dissuadent. Le Cajun Cabine, à qui je me destine ce soir, attend encore ses clients. A l’intérieur, tout est en bois. Au fond du resto, une scène. Le groupe de blues est plutôt accueillant. Je m’installe à quelques tables.
Un serveur m’apporte la carte : petite bière et poisson chat au menu. La musique me fait patienter. Sur les écrans de télé, encore du foot américain. Les professionnels cette fois-ci. La fausse arrestation à laquelle j’avais assisté quelques instants plus tôt est maintenant loin. Je décompresse et profite. Petit diner agréable, sans prétention.
Le cat fish est bien passé, la petite bière aussi. Je remercie le groupe avec un pourboire, le serveur aussi. Envie d’un peu plus de musique. Je sillonne la rue Bourbon dans l’autre sens. C’est le méga choc. Partout des gens qui entrent et sortent. Par terre, des gobelets abandonnés. Encore plus de chasseurs pour rabattre la clientèle. Le volume, déjà conséquent une heure auparavant, est multiplié par trois. Des jeunes avinés chantent et paradent bras dessus, bras dessous. Difficile de se décider au milieu de ce capharnaüm. Je me sens un peu déconnectée. Un homme d’une cinquantaine d’année qui marchait devant moi se retourne et me repère. Il fait mine d’être intéressé par une vitrine et m’accoste. Je fais semblant d’être super à l’aise. Trois fois il me fait répéter mon prénom, mais ne le comprend toujours pas. « Are you by yourself? ». Il cherche une compagne pour la nuit. « No, i’m meeting friends just there, in this bar. Have a good night »**. Je l’abandonne et rentre dans le premier bar venu, à la recherche de mes amis imaginaires. Le jazz sonne bien, mais je ne suis plus vraiment dans l’ambiance. Il est à peine 22 heures et déjà les vicelards sont de sortie. J’attends encore quelques minutes et me décide à rentrer à l’hôtel. Le coin n’est pas hyper safe pour les femmes seules.
A la sortie du bar, une demoiselle en porte-jarretelle patiente devant une porte couverte de filles nues. Les deux malabars qui l’entourent n’ont pas l’air commode. Encore des regards de vieux pervers. Les étudiants sont à l’intérieur. Pas de groupes auxquels je pourrais me raccrocher. J’accélère le pas vers le tram. Un jeune black joue du trombone au coin de Canal Street. C’est incroyable. Il est littéralement possédé par son instrument. Petit moment apaisant en attendant le trolley bus…
… qui ne viendra jamais. Solution taxi abandonnée après vingt nouvelles minutes d’attente. Vive le dimanche soir ! Je dois marcher. La rue est éclairée, ça devrait aller. Et puis, je pourrai toujours sauter dans le premier tram qui passe. A mi-chemin, je suis confiante. La lumière est toujours là, personne ne m’a encore interpellée. Je déchante assez rapidement. Les trottoirs changent et n’ont plus vraiment des têtes de trottoirs. Les lampadaires sont de plus en plus distants les uns des autres. De-ci, de-là des groupes de latinos qui fument et me sifflent au passage. Je suis vraiment trop conne… Au milieu de la route, sur les rames du tram, je repère un jeune, apparemment dans la même situation que moi. Je quitte donc le côté pour le centre de la rue et me cale sur sa foulée. Il ne le saura pas, mais je pense qu’il m’a bien sauvé la mise ce soir-là. Je retrouve South Lopez et l’India House avec émotion.
Il ne m’est rien arrivé ce soir, mais ça aurait pu mal tourner. Naïveté évidente et impardonnable. La leçon est tirée, mais je garde un goût amer de cette soirée pendant laquelle j’ai découvert l’autre visage de la Nouvelle Orléans. Celui qui porte apparemment les stigmates de Katerina, pour en avoir discuté plus tard avec certains colocataires. Loin de moi l’idée de vouloir généraliser à toute la ville l’ambiance vraiment malsaine que j’ai pu ressentir. Accompagnée et bien renseignée sur les lieux où sortir, j’aurais certainement vécu cette soirée complètement différemment. Il reste que les belles maisons aux balcons en fer forgé n’ont plus du tout la même saveur.
* Le film du rappeur Eminem
* "Tu es toute seule?". "Non, je dois retrouver des amis dans ce bar, là. Bonne soirée".
Après dix minutes de marche, je passe une station essence. Des jeunes en demi-cercle autour d’un coffre de voiture se balancent de gauche à droite. Boîte à rythme à fond, ils rappent, improvisent, gesticulent. On se croirait dans 8 miles*. Quelques minutes plus tard, de l’autre côté de la rue, une voiture de police se met à couiner pour arrêter le véhicule qu’elle suivait. La nuit tombe de plus en plus. Immobilisés au bord du trottoir, les conducteurs s’observent depuis l’intérieur de leurs habitacles. Le policier ouvre enfin sa porte et se dirige lentement vers l’interpelé, la main sur le côté parée à réagir. L’autre conducteur, un jeune noir, a les deux mains sur le volant et obéit aux ordres. Il sort de sa voiture, se retourne, pose les mains sur le toit, écarte les jambes. Fouille au corps et menottes indispensables le temps de la vérification des papiers. Comme dans les films. Le manège semble durer une éternité. Finalement, le blanc policier n’a rien à lui reprocher. Le jeune file sans broncher. Putain.
La musique n’est plus qu’à quelques blocks. Il fait totalement nuit. Bourbon street, enfin. Je passe les bars et restaurants les uns après les autres jusqu’à trouver celui que j’ai repéré. Devant les établissements encore vides, des chasseurs criards qui tentent de m’amadouer. Apparemment le dimanche soir, c’est three for one. Mes oreilles me dissuadent. Le Cajun Cabine, à qui je me destine ce soir, attend encore ses clients. A l’intérieur, tout est en bois. Au fond du resto, une scène. Le groupe de blues est plutôt accueillant. Je m’installe à quelques tables.
Un serveur m’apporte la carte : petite bière et poisson chat au menu. La musique me fait patienter. Sur les écrans de télé, encore du foot américain. Les professionnels cette fois-ci. La fausse arrestation à laquelle j’avais assisté quelques instants plus tôt est maintenant loin. Je décompresse et profite. Petit diner agréable, sans prétention.
Le cat fish est bien passé, la petite bière aussi. Je remercie le groupe avec un pourboire, le serveur aussi. Envie d’un peu plus de musique. Je sillonne la rue Bourbon dans l’autre sens. C’est le méga choc. Partout des gens qui entrent et sortent. Par terre, des gobelets abandonnés. Encore plus de chasseurs pour rabattre la clientèle. Le volume, déjà conséquent une heure auparavant, est multiplié par trois. Des jeunes avinés chantent et paradent bras dessus, bras dessous. Difficile de se décider au milieu de ce capharnaüm. Je me sens un peu déconnectée. Un homme d’une cinquantaine d’année qui marchait devant moi se retourne et me repère. Il fait mine d’être intéressé par une vitrine et m’accoste. Je fais semblant d’être super à l’aise. Trois fois il me fait répéter mon prénom, mais ne le comprend toujours pas. « Are you by yourself? ». Il cherche une compagne pour la nuit. « No, i’m meeting friends just there, in this bar. Have a good night »**. Je l’abandonne et rentre dans le premier bar venu, à la recherche de mes amis imaginaires. Le jazz sonne bien, mais je ne suis plus vraiment dans l’ambiance. Il est à peine 22 heures et déjà les vicelards sont de sortie. J’attends encore quelques minutes et me décide à rentrer à l’hôtel. Le coin n’est pas hyper safe pour les femmes seules.
A la sortie du bar, une demoiselle en porte-jarretelle patiente devant une porte couverte de filles nues. Les deux malabars qui l’entourent n’ont pas l’air commode. Encore des regards de vieux pervers. Les étudiants sont à l’intérieur. Pas de groupes auxquels je pourrais me raccrocher. J’accélère le pas vers le tram. Un jeune black joue du trombone au coin de Canal Street. C’est incroyable. Il est littéralement possédé par son instrument. Petit moment apaisant en attendant le trolley bus…
… qui ne viendra jamais. Solution taxi abandonnée après vingt nouvelles minutes d’attente. Vive le dimanche soir ! Je dois marcher. La rue est éclairée, ça devrait aller. Et puis, je pourrai toujours sauter dans le premier tram qui passe. A mi-chemin, je suis confiante. La lumière est toujours là, personne ne m’a encore interpellée. Je déchante assez rapidement. Les trottoirs changent et n’ont plus vraiment des têtes de trottoirs. Les lampadaires sont de plus en plus distants les uns des autres. De-ci, de-là des groupes de latinos qui fument et me sifflent au passage. Je suis vraiment trop conne… Au milieu de la route, sur les rames du tram, je repère un jeune, apparemment dans la même situation que moi. Je quitte donc le côté pour le centre de la rue et me cale sur sa foulée. Il ne le saura pas, mais je pense qu’il m’a bien sauvé la mise ce soir-là. Je retrouve South Lopez et l’India House avec émotion.
Il ne m’est rien arrivé ce soir, mais ça aurait pu mal tourner. Naïveté évidente et impardonnable. La leçon est tirée, mais je garde un goût amer de cette soirée pendant laquelle j’ai découvert l’autre visage de la Nouvelle Orléans. Celui qui porte apparemment les stigmates de Katerina, pour en avoir discuté plus tard avec certains colocataires. Loin de moi l’idée de vouloir généraliser à toute la ville l’ambiance vraiment malsaine que j’ai pu ressentir. Accompagnée et bien renseignée sur les lieux où sortir, j’aurais certainement vécu cette soirée complètement différemment. Il reste que les belles maisons aux balcons en fer forgé n’ont plus du tout la même saveur.
* Le film du rappeur Eminem
* "Tu es toute seule?". "Non, je dois retrouver des amis dans ce bar, là. Bonne soirée".
mercredi 21 janvier 2009
Boys, Boys, Boys
L’appel du Sud.
Six jours ont passés depuis mon arrivée dans la capitale fédérale et le Maryland. Il est temps de prendre la route pour la deuxième étape de mon périple américain. Direction le grand sud et la Nouvelle Orléans. Le dévoué Jamison me dépose à l’aéroport international de Baltimore. Un « au revoir » temporaire seulement puisque je serai de retour le 20 janvier pour assister à l’investiture de Barack Obama. Le hall du terminal un est quasiment vide. Délaissés, les trois comptoirs réservés à mon vol me tendent les bras pour enregistrer mes bagages. Rapide et efficace, me voilà déjà dans l’avion, un coucou riquiqui d’une cinquantaine de sièges. Je me tortille dans l’étroit couloir qui sépare les deux courtes rangées, trouve enfin mon siège et me cale contre le hublot. Un jeune militaire en tenue et rasé de près se pose à mes côtés. Je lui donnerais vingt ans à peine.
La chef de cabine s’approche alors, sourire toutes dents dehors, et propose à mon voisin de s’installer en première classe, du fait de sa qualité de soldat. Poli, le marine remercie d’un « thanks ma’ame », mais refuse l’offre. De l’autre côté du couloir, une femme d’un âge certain s’emporte. Our boys should always get a first class seat!* L’avion tout entier approuve et le soldat, gêné, explique qu’il ne souhaite pas profiter de sa situation. Je savais les américains patriotes, mais observer cette mise en situation est assez surprenant. Nouveau choc culturel. Jamais en France un militaire n’aurait acquis à sa cause une telle audience sans même avoir eu à s’exprimer. L’image de notre armée est loin de faire l’unanimité.
Le boy n’est pas bavard, mais je parviens tout de même à lui tirer quelques informations. Il est basé à Saint-Louis dans le Missouri et doit retrouver son régiment après le break de Noël. Jamais encore il n’a posé le pied sur un « vrai » terrain. Il fait encore ses classes, d’où son jeune âge. Je lui demande si prochainement il pourrait être amené à gagner l’une des deux zones officiellement actives de l’armée américaine. Yes Ma’am, but i hope as late as possible**. Ca en dit long sur le moral des troupes… Visiblement fatigué, il préfère son ipod à notre discussion. Dommage.
A notre arrivée, la haie d’honneur pour le « héro malgré lui » n’est pas loin. Pas moins de dix personnes viennent lui serrer la main (un cinquième de l’avion). Thanks for serving***.
*Nos garçons (soldats) devraient toujours voyager en Première classe!
** Oui M'dame, mais j'espère le plus tard possible.
** Merci de servir notre pays
Six jours ont passés depuis mon arrivée dans la capitale fédérale et le Maryland. Il est temps de prendre la route pour la deuxième étape de mon périple américain. Direction le grand sud et la Nouvelle Orléans. Le dévoué Jamison me dépose à l’aéroport international de Baltimore. Un « au revoir » temporaire seulement puisque je serai de retour le 20 janvier pour assister à l’investiture de Barack Obama. Le hall du terminal un est quasiment vide. Délaissés, les trois comptoirs réservés à mon vol me tendent les bras pour enregistrer mes bagages. Rapide et efficace, me voilà déjà dans l’avion, un coucou riquiqui d’une cinquantaine de sièges. Je me tortille dans l’étroit couloir qui sépare les deux courtes rangées, trouve enfin mon siège et me cale contre le hublot. Un jeune militaire en tenue et rasé de près se pose à mes côtés. Je lui donnerais vingt ans à peine.
La chef de cabine s’approche alors, sourire toutes dents dehors, et propose à mon voisin de s’installer en première classe, du fait de sa qualité de soldat. Poli, le marine remercie d’un « thanks ma’ame », mais refuse l’offre. De l’autre côté du couloir, une femme d’un âge certain s’emporte. Our boys should always get a first class seat!* L’avion tout entier approuve et le soldat, gêné, explique qu’il ne souhaite pas profiter de sa situation. Je savais les américains patriotes, mais observer cette mise en situation est assez surprenant. Nouveau choc culturel. Jamais en France un militaire n’aurait acquis à sa cause une telle audience sans même avoir eu à s’exprimer. L’image de notre armée est loin de faire l’unanimité.Le boy n’est pas bavard, mais je parviens tout de même à lui tirer quelques informations. Il est basé à Saint-Louis dans le Missouri et doit retrouver son régiment après le break de Noël. Jamais encore il n’a posé le pied sur un « vrai » terrain. Il fait encore ses classes, d’où son jeune âge. Je lui demande si prochainement il pourrait être amené à gagner l’une des deux zones officiellement actives de l’armée américaine. Yes Ma’am, but i hope as late as possible**. Ca en dit long sur le moral des troupes… Visiblement fatigué, il préfère son ipod à notre discussion. Dommage.
A notre arrivée, la haie d’honneur pour le « héro malgré lui » n’est pas loin. Pas moins de dix personnes viennent lui serrer la main (un cinquième de l’avion). Thanks for serving***.
*Nos garçons (soldats) devraient toujours voyager en Première classe!
** Oui M'dame, mais j'espère le plus tard possible.
** Merci de servir notre pays
Libellés :
Carnet de Route,
Etats-Unis,
Rencontre,
Transports
lundi 29 décembre 2008
DC me voici
C’est parti ! Le voyage que je prépare depuis de longues semaines se concrétise enfin. Au moment où j’écris ces premières lignes pour le tout premier post de mon blog, je suis dans l’avion direction Washington DC. Voilà dix jours que j’ai quitté Paris pour Vienne (Autriche) où j’ai passé Noël, chez mes parents. Une première escale familiale pour se mettre en condition, faire le plein avant la véritable aventure.
Et je viens de passer quatre heures à discuter avec mon voisin de droite ; Sebastian, un roumain bavard devenu citoyen américain grâce à une green card (le permis de travailler aux US) remportée à la loterie il y a quelques années !! Rien de mieux qu’un « rêve américain » en chair et en os pour entamer ce voyage aux Etats-Unis ! Son premier job : laveur de carreaux de hauts buildings ; son dernier boulot : laborantin assistant dans un institut médical spécialisé dans la recherche virale. Paradoxe poussé au maximum, il a voté McCain… Le personnage vaut assurément la discussion, interminable surtout après ses trois minis bouteilles de rouge californien ingurgitées en quelques gorgées.
Il a fini par s’endormir et je me remets de mes émotions. Une dernière soirée arrosée mi-décembre avec tous mes amis, beaucoup trop généreux. Un départ émouvant de Paris pour lequel j’ai pris conscience du sens de ma décision dans le regard humide de ma sœur Laurence, au moment où l’on se quittait sur le quai du RER B. Dix jours cinq étoiles à Vienne en famille. Une adresse aux US oubliée au moment du check in pour Washington et qui aurait pu me coûter mon billet… Je suis incorrigible. Une intense et belle pensée pour Juliette, Paul, Thomas, Justine et Benoît (Mister President, the one and only) qui auraient dû être à mes côtés. Et un dernier au revoir, le bon cette fois-ci, toujours plus humide, à mes parents, mes sœurs et mon frère. Immortalisé. Mon cœur s’emballe… I’m ready !
DC, Here i go!
Let's go!! The trip I have been planning for weeks finally comes true. While I write these lines for the first post of my blog, I am on the plane flying to Washington DC. It's been ten days since I left Paris for Vienna, where I spent Christmas with my parents. A family stopover to recharge my batteries and get ready for the great trip.
I've just spent four hours talking to my neighbour sitting next to me; Sebastian, a loquacious Romanian who became a US citizen thanks to a green card earned in the lottery a few years ago!! There is nothing better than the one and only American dream to start my trip to the US. His first job: tall building window cleaner. His last position: lab assistant in a medical institute specialising in virus research. Another paradox: he voted for McCain… A character definitely worth the conversation, and it was never-ending especially after he gulped down three mini Californian red wine bottles.
He finally falls asleep and I can now reflect upon the emotions of recent days. A going-away party in mid-December with all my friends who have been too generous with me. An emotional departure from Paris of which I really understand the meaning of my decision in my sister Laurence's wet look while we were saying goodbye on the RER B platform. Ten "five star" days in Vienna with my family. A forgotten US address at check-in time which could have cost me my world tour ticket… I'm terrible. A strong and nice thought for Juliette, Paul, Thomas, Justine and Benoît (Mister President, the one and only), who should have been with me. And a very last goodbye, the real one this time, to my parents, my sisters and my brother. Immortalised. My heart is raving…. I'm ready!
Et je viens de passer quatre heures à discuter avec mon voisin de droite ; Sebastian, un roumain bavard devenu citoyen américain grâce à une green card (le permis de travailler aux US) remportée à la loterie il y a quelques années !! Rien de mieux qu’un « rêve américain » en chair et en os pour entamer ce voyage aux Etats-Unis ! Son premier job : laveur de carreaux de hauts buildings ; son dernier boulot : laborantin assistant dans un institut médical spécialisé dans la recherche virale. Paradoxe poussé au maximum, il a voté McCain… Le personnage vaut assurément la discussion, interminable surtout après ses trois minis bouteilles de rouge californien ingurgitées en quelques gorgées.
Il a fini par s’endormir et je me remets de mes émotions. Une dernière soirée arrosée mi-décembre avec tous mes amis, beaucoup trop généreux. Un départ émouvant de Paris pour lequel j’ai pris conscience du sens de ma décision dans le regard humide de ma sœur Laurence, au moment où l’on se quittait sur le quai du RER B. Dix jours cinq étoiles à Vienne en famille. Une adresse aux US oubliée au moment du check in pour Washington et qui aurait pu me coûter mon billet… Je suis incorrigible. Une intense et belle pensée pour Juliette, Paul, Thomas, Justine et Benoît (Mister President, the one and only) qui auraient dû être à mes côtés. Et un dernier au revoir, le bon cette fois-ci, toujours plus humide, à mes parents, mes sœurs et mon frère. Immortalisé. Mon cœur s’emballe… I’m ready !
DC, Here i go!
Let's go!! The trip I have been planning for weeks finally comes true. While I write these lines for the first post of my blog, I am on the plane flying to Washington DC. It's been ten days since I left Paris for Vienna, where I spent Christmas with my parents. A family stopover to recharge my batteries and get ready for the great trip.
I've just spent four hours talking to my neighbour sitting next to me; Sebastian, a loquacious Romanian who became a US citizen thanks to a green card earned in the lottery a few years ago!! There is nothing better than the one and only American dream to start my trip to the US. His first job: tall building window cleaner. His last position: lab assistant in a medical institute specialising in virus research. Another paradox: he voted for McCain… A character definitely worth the conversation, and it was never-ending especially after he gulped down three mini Californian red wine bottles.
He finally falls asleep and I can now reflect upon the emotions of recent days. A going-away party in mid-December with all my friends who have been too generous with me. An emotional departure from Paris of which I really understand the meaning of my decision in my sister Laurence's wet look while we were saying goodbye on the RER B platform. Ten "five star" days in Vienna with my family. A forgotten US address at check-in time which could have cost me my world tour ticket… I'm terrible. A strong and nice thought for Juliette, Paul, Thomas, Justine and Benoît (Mister President, the one and only), who should have been with me. And a very last goodbye, the real one this time, to my parents, my sisters and my brother. Immortalised. My heart is raving…. I'm ready!
Inscription à :
Articles (Atom)
